Piotr Pavllenski, despre care Le nouvel observateur ne spune : « Avant son arrivée en France, il défiait régulièrement le Kremlin et se lançait dans des happenings aussi provocateurs que dérangeants.
Complètement nu, en novembre 2013, il s’était cloué le scrotum entre des pavés de la place Rouge à Moscou. Objectif : protester contre « l’indifférence politique » d’une société russe vissée devant son poste de télévision.
Sa première performance extrême remonte à 2012. Il s’était cousu les lèvres en signe de soutien au groupe contestataire russe Pussy Riot, dont deux membres purgaient une peine de deux ans de prison pour avoir chanté une « prière punk » contre le président russe Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.
En mai 2013, il était venu tout nu, une fois de plus, enroulé de barbelés, vers le parlement de Saint-Pétersbourg pour protester contre l’adoption des lois répressives en Russie.
Inspiré par Van Gogh, assis au sommet du mur d’un hôpital psychiatrique, nu bien sûr, il s’était tranché le lobe de l’oreille droite pour dénoncer les pratiques d’un régime russe qui n’hésite pas à recourir à la psychiatrie pour se débarrasser de ses opposants.
(Marcela Feraru)




